Pour cette quatrième édition de la Fête des Combattants, un concours original était proposé. Les habitants étaient invités à baptiser leur maison, à lui attribuer un petit nom et à mettre ce dernier en valeur sur la façade. Un jury s’est tenu et a attribué le premier prix (une bouteille de champagne) à la réalisation jugée la plus aboutie.

Le jury était constitué par Michèle Marlière et Vincent Leclercq, deux habitants de l’avenue qui ont la fibre artistique. Les photos des plaquettes, affiches et panneaux avec les noms leur ont été montrées. L’objectif était de saluer la réalisation la plus aboutie plus que le nom lui-même. Le grand gagnant, à l’unanimité, est « Au bouleau ».

Michael et Heidi, qui viennent respectivement du Canada et d’Autriche, habitent cette maison à la façade blanche et aux châssis bleus, devant laquelle trône un bouleau majestueux. Il demande un peu d’entretien. A leur arrivée, il y a une dizaine d’années, un voisin leur avait glissé: « ce bouleau, c’est du boulot ». Voilà, l’origine du jeu de mot. Michael l’a mis en oeuvre dans un panneau réalisé en bois… de bouleau, comme il se doit.

De nombreuses autres réalisations ont retenu l’attention. Le jury a pu apprécier les références minérales, avec en mitoyenneté « Opaline » (une vraie opaline formant le point sur le « i ») et « Pierre et Soleil » (le parement, mais aussi les panneaux solaires sur le toit). Les références sont parfois plus botaniques, tels « La Glycine » qui vient souligner effectivement une façade joliment fleurie, rehaussée par une glycine qui forme un cadre vert ou encore « Nymphéas » (une touche impressionniste en référence à un petit bassin d’eau). D’autres évoquent l’histoire locale comme la Tassenière.

Il y avait aussi des références aux habitants des lieux, comme « La villa Villekula » (oui, oui, la maison de Fifi Brindacier, ce qui sied bien à une demeure suédoise), « Mavipia’ (soit les initiales des occupants MArie-noëlle, VIncent, PIerre et Alice) ou encore « La tribu », eu égard à la famille nombreuse qui y défile.

D’autres ont joué avec les méninges des passants, comme ce rébus très amusant concocté par Pierre et Evelyne (une sorte de poisson, le plus célèbre des coureurs cyclistes belges et un chanteur dont on ne connaît qu’une initiale), le tout formant une expression très latine à l’image des occupants plutôt épicuriens. Une touche de mystère et de poésie était apportée par ce « Entre chiens et loups » qui complète le patronyme affiché quelque temps déjà sur un panneau de bois.

Il y avait aussi des écriteaux comme ce « Ca m’suffit » ou « Le Petit bosquet » dont les lettrages parlent aux plus jeunes. Parfois ils sont réalisés directement par des enfants, avec beaucoup de fraîcheur, tels « Le petit coup de soleil », « Le terrier » ou encore « Le clan des stines » – clin d’oeil au bar clandestin installé là, le jour de la Fête.

Une quinzaine de maisons ont gagné un nouveau nom. D’autres suivront certainement à la prochaine édition de la Fête. Certains noms ne vivront que le temps d’une fête, d’autres s’inscriront plus durablement. Nous ne sommes pas des numéros!

La nouvelle liste des noms créés pour la Fête:
– Au bouleau
– Ca m’suffit
– Carpe Diem
– Entre chiens et loups
– La glycine
– La tassenière
– La tribu
– Le clan des tines
– Le petit bosquet
– Le petit coup de soleil
– Le terrier
– Mavipia
– Nympheas
– Opaline
– Pierre et Soleil
– Villa Villekula

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