La 4e édition de la Fête des Combattants s’est déroulée le dimanche 18 septembre. Au programme, des animations, des concerts, des bars clandestins, de la bonne humeur et de la convivialité. Et tout cela presque sans nuage ni pluie.

Dès l’aube, une armée de bénévoles a transformé la cour du Beau Site en lieu de festivités. Les tentes sont déployées, le grand chapiteau tendu, les tables dressées. Tout est prêt pour accueillir le public qui déferlera d’ici peu. Ailleurs dans l’avenue des Combattants et la rue Lannoye, les habitants préparent leur brocante, sortent les tables et chaises de ce qui deviendra leur bar clandestin. Etienne, Bernard et d’autres bénévoles s’affairent à accrocher les agrandissements de vues anciennes et les notices historiques sur les grilles des jardins et les façades des maisons.

Vers 10h, le flot de circulation s’interrompt avec le démarrage du Dimanche sans voitures, un agent de quartier assurant le respect de l’interdiction pendant toute la journée. Le cheval de nos amis de Trait pour trait est de sortie. Les visiteurs arrivent par flots réguliers, piétons et cyclistes. On ne sait plus où donner de la tête à la brocante, entre la collection de verres anciens, les cow-boys en plastique ou les BD sorties du grenier, dont quelques perles rares.

Il y a du monde, beaucoup de monde. Il faut arpenter l’avenue sur toute sa longueur, 1,5 km, pour s’en rendre pleinement compte : la foule s’étale sur tout l’axe, plus dense et plus nombreuse dans le haut (près du Beau Site) que dans le bas. Il y a du monde aux bars, dans les jardins, aux points d’animation. A certains endroits, à certains moments, on se croirait rue Neuve, un jour de soldes.

Les enfants sont à la fête, entre le château gonflable qui attire les plus jeunes, les jeux anciens installés sur la chaussée, l’atelier créatif proposé par l’Atelier des jeunes de Genval, les lectures vivantes organisées par la bibliothèque ou encore la découverte des micro-habitants de l’avenue par le très pédagogue Stéphan. Le moment fort fut certainement l’initiation au hockey, organisée au beau milieu de l’avenue, entre quelques poutres de bois. Il ne manque plus que le gazon sur la chaussée !

Il y avait à manger à et à boire. Devant le Beau Site, les amis de l’Ordre brassicole faisaient couler leurs bières spéciales. Les commerçants de la place Communale servaient les hamburgers à la chaîne. La première production du vignoble, cette année, fut pour des potirons bien appétissants, avec lesquels Luc avait mitonné des dizaines de litres de soupe. Celle-ci eut un franc succès. Le bar à vin, à côté, a régalé les palais.

Le vignoble était vraiment à la fête, ce dimanche. Après une inauguration officielle par le bourgmestre (lire par ailleurs), un bar à vins était proposé en contre-bas de la parcelle. Les badauds ont pu découvrir le domaine, ses 661 pieds de Solaris et surtout les compagnons vignerons du quartier. Ils ont pu boire un petit verre de blanc, de rouge ou de rosé, tout en feuilletant les ouvrages de la bibliothèque, le fonds qu’elle réunit à propos du vin et de la viticulture.

Dans le restant de l’avenue et dans la rue Lannoye, une vingtaine de bars clandestins sont apparus dans des registres très différents. Les habitués se sont régalés devant la boulangerie Genvaloise avec la paëlla préparée par Valentin. Ils ont pu découvrir des saveurs différentes aux bars suédois ou finlandais, des bières spéciales, des crus sympathiques aux estaminets d’un jour. Des confitures préparées par les enfants ont beaucoup plu, les brochettes de bonbons ont ravi petits et grands. Il y en avait pour tous les goûts.

Des visites étaient organisées, celle de l’avenue elle-même avec Michel Dalet, habitué à instruire le public lors des visites guidées du château. Ici, point de châtelain, mais de nombreux trésors méconnus. Le public ne s’y trompe pas quand il vient, nombreux, à la découverte des Roches Fleuries, cet extraordinaire jardin alpino-japonais.

Les maisons s’étaient parées de leurs plus beaux atours, trottoirs récurés, façades fleuries. La cerise sur le gâteau fut certainement l’éclosion de nouveaux noms. Un concours original était organisé cette année, pour la première fois, incitant tout un chacun à baptiser sa demeure. Parmi les noms remarqués : « La tribu », « Opaline » (avec une opaline faisant le point sur le « i »), « Le bouleau », « La Glycine », « Le clan des tins ». Et parmi tous ces noms, il y avait aussi un rébus !

Plusieurs concerts ont fleuri dans l’avenue. Sur la scène devant le Beau Site, Tous au jardin, puis Mike Walhman. Les jazzmen Olivier Stalon et François Delporte ont proposé plusieurs sessions, devant la maison de ce dernier. Gwenved, duo plutôt celtique, anima le clos des Lilas blancs, où régnait une ambiance très conviviale, avec deux bars mitoyens, l’un plutôt sucré, le second salé. Il y avait également des musiciens nomades, tels les troubadours.

La commune souhaitait la fin des festivités vers 17h. Elle a déployé les gros moyens pour la dispersion de la manifestation : vers 16h40, un peu plus tôt que prévu, les nuages se déchirent et noient l’avenue sous une abondante pluie, aussi soudaine que redoutée depuis le matin. C’est la fuite en Egypte. Le public se disperse en effet, les bars clandestins migrent dans les maisons. On a même vu d’audacieux convives allonger leur pastis avec ces précipitations ! Ce n’est pas une petite pluie qui va refroidir la bonne humeur. Chacun en convient : il faudra remettre cela dans deux ans !

Publicités